Il existe de grandes différences de coût de traitements contre le cancer selon différents pays. Les prix peuvent varier de 388% d’un pays à l’autre !

Comment ces variations de coût s’expliquent-elles ? Quel impact cela peut avoir pour une personne atteinte de cancer dans les pays où les traitements sont hors de prix ? Quelles mesures un expatrié peut-il prendre pour être sûr d’être bien couvert en cas de cancer, quelle que soit sa destination ? Cet article fait le point sur différentes questions que vous pouvez vous poser sur la couverture médicale du cancer dans le cadre d’une expatriation.

Pills and capsules over euro money

Une étude réalisée l’année dernière par le journal médical The Lancet Oncology a montré les fortes  variations de coûts des traitements contre le cancer entre différents pays.

L’étude, qui s’est focalisée dans l’analyse de 31 traitements dans 18 pays différents, a montré par exemple que le coût des traitements est généralement plus bas au Portugal, en Espagne, en Grèce et au Royaume-Uni, et plus élevés en Suède, en Suisse ou en Allemagne.

Les différences de tarifs les plus fortes ont été constatées pour la Gemcitabine, un médicament utilisé dans le traitement de différents cancers tels que le cancer du sein, du poumon, du pancréas ou des ovaires. Ce traitement coûte 209 euros par dose en Nouvelle-Zélande, contre 43 euros en Australie.

L’acide zolédronique, utilisé pour la prévention de l’affaiblissement des os dans les cancers avancés coûte 330 euros par dose en Nouvelle-Zélande contre 128 euros en Grèce.

Pourquoi de telles variations de tarifs?

Tout d’abord, les génériques peuvent avoir un fort impact sur le prix des médicaments d’origine. L’étude a montré que dans les pays où l’équivalent générique de certains traitements contre le cancer est disponible, les tarifs sont moins chers.

Ainsi, le médicament Imatinib (Glivec), traitant la leucémie myéloïde chronique, coûte en France  entre 30 000 et 40 000 euros par an alors que c’est un traitement fabriqué en Inde de manière générique à moins de 150 ou 200 euros pour le traitement annuel.

Les variations de prix sont également liées à la situation économique des pays. Dr Zaheer-Ud-Din Babar, l’un des auteurs de l’étude sur les coûts du cancer, explique qu’un petit nombre d’entreprises pharmaceutiques concluent des accords avec des pays de différents niveaux économiques.

Dans un appel lancé en mars dernier, des cancérologues français ont pointé du doigt les laboratoires et leur volonté de se faire une marge plus élevée avec les pays qui ont le plus d’argent.

« Le prix dépend de la capacité qu’a le marché de payer. Il n’a rien à voir avec ce que la molécule a coûté en recherche et développement », explique le professeur Jean-Paul Vernant.

« Ainsi, les prix des nouveaux traitements du cancer sont déterminés par l’idée que les industriels se font de ce que les marchés sont capables de supporter. Cela explique les écarts de prix très importants observés d’un pays à l’autre et permet également de comprendre pourquoi l’Imatinib (Glivec®) a vu son prix passer aux États-Unis en quinze ans de 30 000 à 90 000 dollars par an, sans que le service médical rendu ait été amélioré. »

Quelles peuvent être les implications ?

Certains pays décident de ne plus prendre en charge certains traitements contre le cancer car ils sont beaucoup trop coûteux. Cela ne concerne pas uniquement les pays économiquement en difficulté. Le Royaume-Uni est un bon exemple : ce pays – qui est toutefois considéré par l’étude du Lancet Oncology journal comme un des pays où les coûts des traitements sont relativement bas comparés à d’autres pays-, a décidé de ne plus prendre en charge de nombreux traitements contre le cancer en raison du poids financier qu’ils représentent pour le service public de santé. Ainsi en 2015, 16 médicaments servant à soigner 23 types de cancers différents ont été supprimés de la liste des médicaments pris en charge, affectant plus de 5000 patients (lire notre article NHS : La liste noire des médicaments s’allonge).

Même phénomène en Nouvelle-Zélande : Pharmac, l’agence d’achat de médicaments a décidé de ne pas financer le Keytruda, un médicament contre le mélanome, expliquant qu’elle ne pouvait assumer le coût annuel de 30 millions de dollars que représente la mise à disposition de ce médicament.

L’importance d’avoir une bonne assurance santé expatrié

Les coûts du traitement d’un cancer peuvent être très élevés. Par exemple, les médicaments contre le cancer du sein peuvent coûter jusqu’à 70 000 euros par an.

Au Royaume-Uni, le traitement le plus cher est l’Eculizumab qui coûte 10 millions de livres sterling pour toute la durée d’un traitement.

Comme nous l’avons vu, ces coûts exorbitants peuvent conduire certains pays à ne plus financer publiquement les médicaments considérés comme n’ayant pas un bon rapport efficacité/coût. L’impact peut être dramatique, tant sur le plan médical que sur le plan financier, pour les personnes qui comptaient sur le service de santé public de leur pays de résidence pour prendre en charge leurs traitements.

La seule solution pour se mettre à l’abri d’un cancer reste de plus en plus de se tourner vers une couverture médicale privée. Les prix des traitements et les niveaux de prise en charge ont beau varier d’un pays à l’autre, en tant qu’expatrié, une assurance santé internationale vous permet d’être couvert manière identique quel que soit le pays où vous allez (dans la limite de vos garanties et de la zone de couverture de votre police d’assurance).

Il est toutefois très important de bien choisir son assurance santé, en vérifiant qu’elle couvre le cancer à 100% et qu’elle ait un plafond de prise en charge suffisant. Par exemple « aux Etats-Unis, ceux qui sont pourtant détenteurs d’une assurance santé peuvent néanmoins avoir à s’acquitter d’un «reste à charge» de 25 000 à 30 000 dollars par an, soit la moitié du revenu moyen des ménages aux États-Unis », soulignent les cancérologues français dans leur appel lancé en mars dernier.

Ainsi, pour être sûr d’avoir une couverture médicale complète pour le cancer, il faut bien vous assurer que le celui-ci est pris en charge pour vos soins d’hospitalisation mais aussi de médecine courante. D’autre part, il faut vérifier que le plafond appliqué à l’ensemble de vos garanties soit suffisant.

Il est essentiel de bien choisir son assurance santé expatrié, non seulement pour s’assurer d’être bien couvert médicalement, mais également pour se mettre à l’abri financièrement en cas de maladie coûteuse. Expat Assure peut vous aider à choisir l’assurance santé expatrié la plus à même de vous couvrir, non seulement pour les dépenses de santé du quotidien, mais également dans le cas d’une maladie grave. N’hésitez pas à nous contacter ou à remplir le formulaire de demande de  comparatif d’assurance.

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